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"Taaw" d'Ousmane Sembene, la critique.

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CRITIQUE       ‘’TAAW’’, UN COURT METRAGE D’OUSMANE SEMBENE. Une si belle découverte ! Il faut le dire. Ousmane Sembene a réussi à résumer un sentiment quelques minutes. Tristes images, c’est à croire que rien n’a changé. Les images restent actuelles, rien n’a changé. Afin presque. L’habillement, le langage employé, le paysage, les disques (sonorités musicales) datent naturellement d’époque post-indépendance. Puis, les années passent, et pourtant on a l’impression de vivre le film, substitués au présent malgré le temps. Dans ce film, Sembene retrace les tares de la société sénégalaise, étudiés sous différents points de vue : le chômage des jeunes, le mari et chef de famille irresponsable, un marabout qui profite de la mendicité de ses disciples pour vivre. Ces dernières ne sont guère à l’école pour étudier mais la rue pour mendier. Une anormalité normalisée, une traite d’enfants légalisée. 1970, des images sans doute qui reflètent sans l’échec de la politiqu...

"Borom sarret", quand Ousmane Sembene dépeint le Sénégal post-colonial.

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     Réalisé par Ousmane Sembene en 1963, « Borom Sarret » est un court métrage né dans un contexte socio-économique et politique bien précis. Une année qui correspond sans doute à une période d’après indépendance. Les colons sont partis et l’administration d’une zone qui est désormais un Etat souverain revient aux personnes qui y résident, les politiques. Les Sénégalais ont longtemps rêvé d’un changement dans leur mode de vie. Mais trois ans après la libération de certaines colonies, des pratiques coloniales persistent toujours et les conditions de vie sont devenues plus difficiles. La mentalité du sénégalais a cette époque a été de mise dans ce film. Cette situation d’après indépendance est matérialisée dans le film par les éléments descriptifs. Sembene réalise ici un coup de maître en réalisant un film fort et dur sur le récit, un monologue riche certes humoristique mais parfois frappant. Les couleurs (noir et blanc), de même que les plans, les mouvements de ...

2024, Macky Sall candidat sans se déclarer.

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À moins de dix (10) mois de son organisation, c’est toujours le flou artistique autour de la présidentielle de 2024. Si la date est officiellement arrêtée (25 février 2024), les noms des réels candidats qui vont devoir s’affronter à la magistrature suprême restent encore à déterminer pour diverses raisons liées aux parrainages, à la candidature de trop ou simplement à l’hypothèque juridico-judiciaire sur l’éligibilité de certains acteurs politiques. Le tout dans un climat politique extrêmement chargé sur fond de processus électoral vicié, de ''mortal kombat'' et d’irrédentisme de la classe politique, pouvoir comme opposition. Focus sur la question du troisième mandat du président Macky Sall, qui est sur tout les lèvres. La Présidentielle de 2024 approche et personne ne connaît les intentions, officiellement, les intentions du leader Macky Sall. Le chef de file de l'Alliance Pour la République (APR) entretient le suspense sur sa volonté de se présenter pour un troisi...

Jeûner, une thérapie qui a fait ses preuves.

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Le jeûne est bon et mauvais pour la santé, afin pour certains. Il déclenche des mécanismes de survie. Des bienfaits du jeûne, le corps mobilise des ressources adaptatives exceptionnelles pour survivre à une famine. Mais il y a un coût à tout ça. Juste parce que le corps en est capable ne veut pas dire qu'on devrait passer notre temps dans cette zone. Les prouesses adaptatives du corps ont un coût nutritionnel et hormonal élevé. Un coût que l'homme moderne ne peut pas toujours encaisser. Jouer au jeu de la famine n'amuse pas le longtemps. Quand il est occupé à survivre, il ne se préoccupe pas d'avoir une bonne digestion, un intestin robuste, de la libido. Il stimule l'autophagie mais augmente le catabolisme musculaire et la porosité intestinale. Il diminue l'inflammation au court terme, mais augmente la sécrétion hormones de stress. Il stimule le système immunitaire mais augmente la perte de minéraux (comme le magnésium). Il peut donner du repos à l'intestin ...

2024, Ousmane Sonko (reste) éligible.

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Le dossier sur l’affaire des 29 milliards du Prodac a été vidé. Un verdict qui arrange tout le monde. Ou presque. Ousmane Sonko a été reconnu coupable de diffamation, mais reste encore éligible. Blanchi, Mame Mbaye Niang sauve son honneur. Ousmane Sonko garde intacts ses droits civiques et politiques. Condamné à deux mois de prison avec sursis pour des faits de diffamation et au paiement de 200 millions de francs CFA pour dommages et intérêts, Ousmane Sonko préserve son éligibilité pour le scrutin présidentiel, d'après ses avocats. S’il avait été condamné à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six mois avec sursis, Ousmane Sonko aurait pu voir son nom retiré des listes électorales « pour une durée de cinq ans » selon le code pénal. Ousmane Sonko condamné pour une peine de 2 mois avec sursis pour diffamation a été relaxé pour les délits de faux et usage de faux, ainsi que d’injures publics. En attendant l’issue de l...

La montée en puissance de la gent féminine : se méfier ou s'en réjouir ?

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Au cours de ces dernières années, et depuis assez longtemps, on semble assister à une montée en puissance la gent féminine. Les attentes des femmes sont grandes. Partout dans le monde, les femmes ont désormais plus de pouvoir que jamais. Les hommes dominent toujours la prise de décision, mais le nombre de femmes est en augmentation dans les parlements et les cabinets, les forces judiciaires et policières, l'emploi formel et l'éducation. Les données montrent que le nombre de femmes occupant des postes de direction politique, tant au gouvernement qu'au parlement, a globalement augmenté, mais certaines régions sont à la traîne. L'Afrique, loin derrière. Les femmes ont tendance à diriger les domaines politiques liés à l'égalité des sexes, aux droits de l'homme et aux affaires sociales. Un leadership visible que jamais auparavant. Beaucoup plus de femmes dirigent. Leurs présence aux échelons supérieurs des structures hiérarchiques exerce une influence extrêmement pos...

ENTRE'LLES - Journaliste et scénariste, Kalista Sy, portrait d'une amazone.

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ENTRE'LLES est nouvelle émission dédiée à la gent féminine, ces braves femmes célébrées en mois de mars, par toute la communauté internationale. Pour ce premier numéro, une femme nous intéresse, particulièrement. Du journalisme au cinéma, retour sur la trajectoire hors norme et fulgurante de Khadidiatou Sy. Kalista, portrait d'une amazone passionnée. Khadidiatou SY (Kalista) Réalisatrice, scénariste et productrice, Kalista a écrit et produit la série “Maîtresse d’un homme marié”, série phare dans le paysage sénégalais et africain, lancée en 2019. Pour la première fois à la télévision, une femme offrait un regard de femmes sur d’autres femmes, traitant par là des sujets de société tels que la sexualité, l’émancipation des femmes, les violences basées sur le genre, la santé mentale entre autres. Née avec une âme d'artiste, Kalista ou encore Khady, Khadiatou Sy de son vrai nom est journaliste de profession. Elle s'est fait surtout connaître par le truchement de la série té...